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les glaciéres - Page 2

  • LES RENDEZ-VOUS A VANVES D’UNE SEMAINE AU VERT

    L’événement de cette semaine sera l’ouverture à la visite chaque week-end jusqu’au 16 juillet des célébres glacières du parc F.pic fermées depuis presque un siècle. Après une restauration minutieuse entamée à l'automne 2024, cet édifice ouvre ses portes gratuitement pour des visites mais à la condition de réserver. Une première étape avant leur inauguration qui devrait se dérouler  à l’occasion des journées du patrimoine.

    Autre bonne nouvelle : la ré-ouverture du kiosque du parc F.Pic depuis dimanche dernier où les  promeneurs peuvent se désaltérer. Dans le même genre, mais au square Jarrousse, Samy a installé foodbike où il propose chaque après-midi des crêpes sucrées ainsi que des mbejù, spécialités paraguayennes à base de farine de manioc et de fromage frais

    L’événement de ce week-end a bien sûr été la victoire du PSG contre Arsenal qu’ont vécu beaucoup de vanvéens devant leur TV chez eux, en famille ou entre amis. Mais aussi le meeting de Gabriel Attal qui a fait un audacieux clin d’œil avec son « droit au but » : En évoquant le PSG qui affronte l’équipe d’Arsenal pour la finale de la Ligue des Champions, les supporters du club parisien se sont mis à crier de joie et à applaudir. Mais lorsqu’il a parlé des Marseillais, équipe rivale depuis toujours, cela a fait grincer des dents et certains se sont mis à huer. «En cette journée de finale pour le PSG, et alors que je sais qu’il y a aussi beaucoup de Marseillais dans la salle, je nous donne un objectif maintenant s’agissant des salaires : pour les salaires c’est droit au brut !», a-t-il lancé.

    Ce week-end à Vanves, a été marqué tout d’abord par la mobilisation de la section PC devant la Poste  pour une collecte en faveur de Cuba :  « Depuis deux ans, nous animons la campagne de collecte de matériel médical  « un container pour Cuba », car « le peuple cubain subit aujourd'hui une crise humanitaire terrible, suite au blocus imposé par les Etats-Unis, et aggravé ces derniers mois sous Donald Trump ».

    Ensuite par une chaude Fêté des voisins  (sur la photo) où les Vanvéens se sont retrouvés dans les rues, les résidences ou les cours d’immeuble autour d’un apéritif, d’un repas partagé ou d’un moment de jeu et d’échange, en présence du maire pour certainsd’entre eux : « Ces rendez-vous simples font toute la différence : prendre le temps de se rencontrer, échanger quelques mots, créer du lien… et renforcer cet esprit de quartier qui fait la richesse de Vanves ». Et bien sûr la Braderie dont les 200 participants ont eu le droit à un temps plus frais, et ont échappé à l'orage.

    Mardi 2 Juin

    A19H à l’hôtel de Ville : Conseil Municipal

    Mercredi 3 juin

    A 19H30  à la Librairie Le Cheval Vapeur : Rencontre-dédicace avec avec Hubert Prolongeau auteur de « le poing armé de dieu – une épopée mormone

    Samedi 6 Juin

    A10H à l’école Marceau :  Exposition des œuvres des adhérents des Ateliers d’Expression

    A 10H au parc Frédéric Pic : Visite en avant première des Glaciéres jusqu’au 16 Juillet  à condition de réserver sur Internet.

    A 15H au parc Frédéric Pic : Ballade naturaliste guidée organisée par GPSO pour observer la biodiversité du parc et mieux connaître les espèces qui y vivent

  • RENCONTRE DU QUARTIER DES HAUTS DE VANVES : ECHANGES SUR LE PARC F.PIC ET L’ECOLE DU PARC

    A L’occasion de la Rencontre du Quartier des Hauts de Vanves, lundi dernier, un point a été fait sur les chantiers du parc avec l’entrée, les glacières, les aires de jeux et de l’école qui ouvrira à la Rentrée des vacances de la Toussaint.

    Le chantier le plus emblématique a été la requalification de l’entrée du parc place du Président Kennedy « car il était urgent de le faire », mené cet été, avec quelques soucis suscités par les arbres qui ont été remplacés par des chênes rouges. C’est une première tranche d’un vaste chantier qui prévoit dans sa seconde phase, la requalification de la place du Président Kennedy, et dans une troisième phase, celle de la rue Falret aux abords de la nouvelle école du Parc, comme l’a expliqué Pascal Vertanessian, maire adjoint

    Il a reconnu que le chantier de rénovation des Glacières n’a pas été facile, ce qui explique peut-être le retard de l’inauguration de leur restauration prévu pour les Journées du Patrimoine, et reportée fin Octobre. En attendant, GPSO a terminé les réaménagements des espaces verts tout autour. « La difficulté, dans ce parc, est qu’il est un site historique, donc protégé par les Monuments Historiques » a expliqué Pascal Vertanessian. « Et ils ne souhaitent pas y voir des aires de jeux pour enfants. C’est pourquoi, on les a regroupés, la surface devant être parfaitement calibré au niveau sécurité. On a pu rajouter une cabane et réimplanter d’autres jeux, et le sol étant en copeau ».

    Des parents ont fait état d’une série d’accidents, genre entorses, chutes… «C’est une aire de jeux extrêmement sollicité. Les normes à respecter sont énormément drastiques, et on est tenu de faire passer un contrôleur. Après tout dépend des sollicitations » a-t-il expliqué en ajoutant que jusqu’à présent « il n’y a pas eu d’accidents déclarés. Et pour l’un d’entre eux, l’enfant est tombé tout seul ! »

    Xavière Martin, adjointe au maire chargée des Ecoles, a fait le point sur le chantier de l’école du Parc et confirmé sa ré-ouverture le 3 Novembre, à la rentrée des vacances de la Toussaint, avec une Journée Porte Ouverte inaugurale prévue le 22 Novembre où tous les vanvéens seront invités. Les déménagements de tout le matériel et les équipements de l’école provisoire vers la nouvelle école devraient commencer à partir de la première semaine des vacances : « Il faut s’attendre à une rotation de camions » a-t-elle prévenu.

    Quant à l’école provisoire, la ville devrait garder les modules en bois dont elle propriétaire, qui devraient bien être utile lors de la rénovation de l’école Gambetta qui est programmée…Mais après les élections municipales

  • RETOUR SUR L’HISTOIRE DES GLACIERES QUI AURAIENT DÛ ETRE LES VEDETTES DE CE WEEK-END PATRIMONIAL

    A l’occasion de ses journées Européennes du Patrimoine (JEP), oubliant l’actualité sur laquelle reviendra le blog dés demain, il était tentant de  parler de ses Glacières du parc F.Pic qui auraient dû être les vedettes de ce week-end. D’autant plus que voilà cinq ans  à l’occasion des JEP 2000, la Fondation du Patrimoine les avait sélectionnées parmi les 101 sites à préserver cette année là. Un véritable coup de pouces pour leur restauration, attendues depuis plus de 60 ans sur laquelle s’était mobilisé la municipalité dirigée alors par André Roche. A l’initiative d’un certain Michel  Latapie (dont une salle porte son nom rue de Châtillon) qui avait réussi à sensibiliser les élus vanvéens au sort de ce site. Mais le dossier avait déposé trop tard au ministére de la culture,  à l’époque dirigé par André Malraux,  qui avait décidé d’aider des groupes de jeunes prêts à restaurer des monuments historiques représentant un intérêt local. Cette chapelle, à l’époque, apparaissait dans l’inventaire des édifices religieux catholique des Hauts de Seine, comme « une glacière en forme de chapelle » vestige de la propriété Mortemart.

    Selon ses recherches, il semblerait qu’elles furent construite avant l’arrivée du chancelier Duprat qui était ministre de François 1er à la fin du XVe siécle. Mais ce site remonte à l’époque mérovingienne, alors qu’il était couvert par les arbres de la forêt de  Meudon, des chênes monumentaux, descendant alors jusqu’au village de Vaugirard, où de nombreux historiens pensent que des druides s’étaient installés. Elle était émaillée de multiples sources dont une aurait été repéré sous cette chapelle. Un peu plus tard, les premiers prêtres châtelains, pour ne pas heurter les sensibilités des gens à l’époque, y avaient fixé leur culte chrétien de façon à imprégner le catholicisme, faisant naître cette chapelle à un moment où le territoire de Vanves n’était qu’une forêt, avec de nombreuses rivières très poissonneuses où les moines de Sainte Geneviéve venaient pêcher. A telle enseigne que l’écusson de notre ville avec ses trois poissons signifient bien que ces riviéres regorgeaient de poissons.        

    Elle fut retapée ou reconstruite par le cardinal Duprat qui s’était installé à Vanves, à son emplacement originel. «C’est la raison pour laquelle, on trouve à l’intérieur, tout un fond en art roman, alors que tout le devant est précurseur de l’art gothique. Le petit cœur et la coupole sont typiquement roman étant donné que les deux fenêtres latérales sont très étroites, alors que le portail et le fronton laissent deviner l’art gothique» expliquait Michel Latapie à l’époque. Elle fut utilisée par la suite, comme un reposoir à l’époque des Capétiens et des Valois, où les rois de France faisaient une halte lorsqu’ils allaient chasser le loup et le gros gibier dans le bois de Meudon

    On ne retrouve plus trace de cette chapelle jusqu’à la Révolution, sans doute parce que les Rois de France s’étaient déplacés à Versailles. Certains historiens expliquent qu’elles faisaient parties de trois glacières telles qu’elles étaient conçues au XVIIIe siècle pour la fabrication des sorbets, dont était friande la Duchesse de Mortemart, et la conservation des aliments. En tous les cas, elle fut passablement abimée comme tous les lieux de cultes catholiques, transformée en entrepôt. «On trouve des buttes de terre qui prouvent qu’elle fut consolidé par un apport extérieur. » A L’époque du second Empire, elle fut entièrement rénovée dans le style de l’époque, néo-byzantin, dont l’impératrice était friande. D’ailleurs, ses parties latérales font apparaître des pierres qui remontent à l’époque romane sur lesquelles on a mis une couche épaisse de plâtres pour les consolider, et faire de la peinture par-dessus.

    Par la suite, cette chapelle est devenue privée, puisque le territoire où elle se trouvait, fut morcelé, intégré dans le parc de la maison hospitalière du docteur Falret réservée au traitement des aliénés composée de 6 pavillons isolés, et servant de lieu de prière de culte pour les malades, de reposoir pour la Fête-Dieu et pour la procession de St Remy vers le couvent des Bénédictines. Elle comprend alors un chœur central surmonté d’une coupole et un début de nef ou de parvis. On retrouve des vitraux datant de cette époque, et des boisseries. Lorsque ce parc est devenu municipal, elle a servi un temps de lieux de priére, au moins jusqu’à la guerre de 1939-1945 puisqu’elle fut fermée. Le monticule de terre avait été renforcé jusqu’à la hauteur du portail, et une double entrée fut parallèlement à la première, de façon à ce qu’elles servent d’abri souterrain pendant les raids aériens. Après la guerre, la municipalité s’en est servie comme entrepôt des outils et du matériel des jardiniers du parc. Elle fit aménager un plancher au-dessus de la source pour éviter tout accident. Malheureusement, les panneaux latéraux qui étaient plus ou moins branlants furent complétement arrachés. Elle s’est retrouvée ainsi à l’état d’une grange.